Au départ de Nancy… une ANR nommée Désir

L´expédition  au Labrador s ‘inscrit dans un projet de recherche plus large, initié en 2011 au Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques de Nancy (France) par un groupe de jeunes chercheurs dont le but est de mieux comprendre l’enfance de notre Planète la Terre.

Pour cette recherche,  Guillaume Caro  (chargé de recherches au CNRS) entouré de son équipe (Emilie Thomassot, maître de conférences à l’école nationale supérieure de géologie de Nancy, Claire Rollion-Bard, Christophe Cloquet, ingénieux ingenieurs de recherches et Béatrice Luais chargée de recherches également au CRPG) ont obtenu un financement de l’Agence Nationale pour la Recherche. Leur projet scientifique  se nomme DESIR. L’acronyme clin d’oeil signifie « Differentiation of the Early Silicate Earth: Isotopic Constraints from the Hadean Rock Record », un titre au premier abord bien moins sexy que son sigle. En français cela donne « Différenciation précoce de la Terre Silicatée : Etude de l’enregistrement isotopique des roches Hadéennes ».

Il s’agit dans ce projet d’analyser la composition isotopique des roches les plus anciennes que nous puissions trouver, afin de mieux comprendre la formation et différentiation de la croûte continentale ainsi que les conditions environnementales à la surface de la Terre, il y a de cela environ 4 milliards d’années. Les archives géologiques aussi anciennes sont très rares, elles se comptent sur les doigts de la main. C’est dans le but direct d’étendre la collection  encore restreinte de roches hadéennes que nous partons au Labrador.

les préparatifs…

Les préparatifs de l’expédition furent de longue haleine. En aval du financement par l’Agence nationale de la Recherche, obtenu au printemps 2011 pour une durée de quatre ans et qui couvre les coûts de l’expédition de terrain au Labrador, il a fallu coordonner mille détails. Le choix d’un itinéraire peu onéreux, la demande de financements pour la partie artistique du projet, la demande de permis de recherche en territoire inuit auprès d’institutions officielles (direction des parcs nationaux du Canada, gouvernement du Nunatsiavut…), les démarches pour obtenir une licence provisoire de port d’arme à feu auprès de la Police montée du Canada, la lecture de guides de survie en milieu arctique, les cours de tir et séances de ball-trap dans un club de tir lorrain bourré de chasseurs virils pour apprendre à se protéger des ours polaires …

Tout ceci n’est qu’un bref aperçu non exhaustif des tâches auxquelles l’équipe et l’ensemble des personnes impliquées ont dû penser. Nous en profitons ici pour remercier chaleureusement les membres du laboratoire qui ont participé à résoudre de nombreux défis, autant administratifs (nos bonnes fées se reconnaîtront) que techniques (merci Nordine pour le piège à ours, Thierry pour le camion, et on en oublie).

Première étape : Nancy-Montréal. Déjà nous voyageons léger…

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Cette entrée a été écrite par Nastasia Louveau et publiée le 24 juin 2012 à 1:27 . Elle est classée dans Géologie, Voyage et taguée , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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