Mardi 17 Juillet

Depuis que nous avons entamé la descente, nous avons plusieurs fois dû jouer à cache cache avec le vent qui a beaucoup forci. Le 17, Sébastien a planté le bateau (c’est le cas de le dire : petit échouage contrôlé dans une baie sablonneuse calme….arrivée cocasse) devant l’intrusion ignée litée de Kiglapaït (une ancienne chambre magmatique cristallisée puis exhumée, objet assez rare et très impressionnant pour les géologues que nous sommes). Cette intrusion a fait l’objet d’un grand nombre de publications dans les années 70-80 et nous en connaissions l’histoire… c’est donc l’occasion d’une belle excursion géol. Nous récupérons aussi des échantillons que je rapporterai à l’école pour les présenter aux étudiants.

Tiens…?

Là encore, ce n’est même plus original, au bout de vingt minutes qui pointe son nez curieux ? je vous le donne en mille : l’ours brun dont la présence nous avait été suggérée par de nombreuses empreintes !!! Comme les autres, curieux, il nous suit jusqu’à nous observer de près puis reprend sa route, dodelinant.

Un curieux

Nous reprenons la nôtre  mais devons rapidemment nous réfugier dans une baie de laquelle nous ne bougerons plus pendant 30 heures : le vent atteint les 35 noeuds (rafales à 70 Km/h), l’ancre à elle seule ne peut retenir les dérapages du bateau et à 4H du matin Sébastien démarre le moteur en trombe : le bateau a dérivé en silence sur plus de 400 metres (maudit sable silencieux) et les rochers sont trop proches … Nous sommes 3 sur le pont à mener une manoeuvre assez délicate qui consiste à  remonter l’ancre malgré la tension qui s’excerce sur la chaîne. Je me sens pas mal inutile : on remonte au vent grâce au moteur, Seb gagne quelques mètres sur la chaine, il l’enroule puis  on recule…. et on recommence. Le tout se termine par un  grand rire lorsque le bateau, maintenant suffisament loin des rochers, se plante doucement dans le sable, perpendiculairementr au vent…. J’imagine déjà le flanc du bateau relevé par les rafales … nous nous coucherions sur le côté ? Je vois dans les yeux de Lise qu’elle a la même idée mais nous comprenons vite qu’avec le poids de la quille et du chargement, ce n’arrivera pas.
L’interieur de la Vlimeuse est un cocon, on y dort toujours paisiblement.. ce bateau est rassurant même dans des moments comme celui-ci…. nous y retrouvons tous (enfin, les géologues, parce que Seb et Lise gardent une oreille attentive au moindre bruit) un sommeil profond.

Publicités
Cette entrée a été publiée par saglek, le 23 juillet 2012 à 4:02 , et est classée dans Géologie, Voyage. Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :